Osez le changement : prendre conscience de nos blocages

Mis à jour : 15 nov. 2019







🎙Avec Alexane d’Oser Rose Podcast*, nous avons décidé d’associer nos connaissances et nos expériences pour vous proposer une nouvelle catégorie d’articles.Nous souhaitons allier le développement personnel et l’entrepreneuriat. Nous pensons qu’il est important de s’épanouir personnellement afin de s’épanouir professionnellement.


🌷En abordant des sujets précis, en les décortiquant et en les appliquant à notre vie quotidienne - professionnelle et personnelle - nous souhaitons donner une nouvelle perspective au développement personnel.

✍🏽Dans l’article d’aujourd’hui, nous abordons le sujet du changement, des difficultés que nous pouvons rencontrer face à ce dernier et les raisons qui y sont liées.


Alexane : Si tu fais ce que tu as toujours fait, tu obtiendras ce que tu as toujours obtenu. Je suis d’accord avec cette citation, si tu veux du changement dans ta vie, il est nécessaire de faire de nouvelles choses et donc d’élargir les contours de ta zone de confort. Je te le concède, c’est quelque chose d’effrayant pour la majorité d’entre nous.

Mélissa : Le changement est essentiel à l’évolution. Il nous faut passer par des phases de changement pour apprendre à nous connaître, connaître nos besoins et connaître nos envies. De nature, je ne suis pas à l’aise dans la « routine », je peux vite me lasser si je fais des tâches répétitives et si mes journées se ressemblent.

Le changement, aussi minime soit-il, m’aide à trouver mon équilibre.




Nous avons tous nos excuses pour justifier pourquoi nous ne changeons pas, pour justifier notre comportement et nos actions ou inactions. Nous avons tous un jour ou l’autre accusé quelqu’un d’autre ou notre passé d’être à l’origine de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui.Ce qui est embêtant avec ce genre d’excuses, c’est que nous évitons de prendre des risques et de faire des choses inconfortables. En faisant cela, nous nous empêchons de faire des choses qui pourraient nous plaire, qui pourraient améliorer notre quotidien et nous faire progresser dans la vie.

Nous ne sommes peut-être pas responsables de notre passé mais nous sommes responsables de ce que nous faisons et du comportement que nous décidons d’avoir aujourd’hui. Alors, que diriez-vous de passer à l’action ?


👩🏽‍🏫Pourquoi le changement est-il si compliqué à engager ?

Même si elle semble réelle, notre zone de confort est une création artificielle, un concept de notre mental. Ces barrières sont des créations qui existent uniquement dans notre esprit.


Dans ce cas, si la zone de confort est une création de notre mental et qu’elle n’existe pas dans notre réalité, qu’est-ce qui nous empêche de la quitter ? Comme nous l’avons vu dans les 2 premiers articles de la série Oser Rose x Mélissa sur la zone de confort, (Osez sortir de votre zone de confort et Affrontez l'inconfort) cette dernière peut se transformer en piège d’inconfort et de mal-être permanent. Certains passent leur vies dans la souffrance ou dans une situation plus qu’inconfortable, mais pourquoi ?

Nous pensons qu’il y a deux raisons à cela : soit nous ne savons pas qu’une autre réalité existe, soit nous refusons d’y accéder par peur. Et ces peurs peuvent avoir plusieurs aspects.


La première des peurs qui nous retiens de sortir de notre zone de confort et d’apporter des changements dans notre vie est la peur de l’inconnu : fuir face au risque.

💨La fuite face aux risques, à l’inconnu et à l’inconfort

Tout comme nous sommes programmés pour explorer, nous sommes aussi programmés pour assurer notre protection. Mais notre cerveau confond souvent la sécurité et le confort. Ainsi, face à un risque, quelque chose de nouveau et d’inconnu, nous choisissons plus facilement la fuite plutôt que l’approche. Des études ont montré que lorsque nous évaluons un risque, nous avons tendance à choisir ce qui est familier. Donc, plus quelque chose paraît familier moins il nous semble risqué ou difficile à faire. Et ce, même si dans les faits cette chose familière n’est pas aussi safe qu’elle en a l’air. Alexane : Prenons l’exemple de l’avion et de la voiture. Combien d’entre nous perçoivent l’avion comme étant un moyen de transport risqué et en ont peur alors même que les statistiques ont montré que l’avion est le moyen de transport le plus sûr, bien plus que la voiture. Donc dans les faits, prendre la voiture est plus risqué que de prendre l’avion. Mais le phénomène suivant se produit : la voiture est devenue quelque chose de tellement familier, de commun pour nous que nous occultons ainsi le risque associé. L’autre chose qui nous fait fuir face à un risque est le manque de connaissance et de clarté sur une situation donnée. En effet, dès qu’il y a des blancs dans nos connaissances la peur s’installe et donc l’option qui semble risquée est abandonnée. Si vous ne vous êtes pas renseigné sur le sujet ou que vous n’avez personne dans votre entourage qui en a fait l’expérience vous allez peut-être penser que voyager seule est dangereux ou que changer de job est impossible. C’est à cette occasion que la peur prend possession de l’espace vide et va occulter le positif que pourrait vous apporter la prise de risque et le remplacer par des questionnements négatifs et des doutes. C’est le “et si ça se passe mal” plutôt que le “et si c’était génial".

Mélissa : Tout au long de notre scolarité (au sein de cursus généraux) on nous forme à devenir de bons managers et/ou de bons salariés. L’entrepreneuriat n’est que rarement évoqué, pour mon cas, lors de mes études supérieures en école de publicité, nous avons eu une conférence relative à l’entrepreneuriat et la création d’entreprise. Aucune lors de ma dernière année d’étude en licence professionnelle.

Alors se lancer en auto-entrepreneur, c’est le grand saut dans le vide et dans l’inconnu.À l’époque de nos parents ou de nos grands parents, l’entrepreneuriat n’était pas monnaie courante (outre les artisans).

Nous devons donc évoluer par nous-mêmes, tracer notre propre route car rien n’est balisé. Il n’y a pas de chemin prêt à être emprunté ni de parcours « types » à suivre.

Chaque histoire entrepreneuriale est différente et propre à son auteur.



Outre la peur du risque et de l’inconnu, l’autre peur qui nous maintient dans notre zone de confort est la peur de l’échec et celle, un peu moins connu, de la réussite.

😰La peur de l’échec et de la réussite

Nous ne pouvons pas dire que notre société ait une culture de l’échec. On nous apprend très rapidement que seule la réussite compte et est valorisée. Alexane : Combien de fois dans notre vie nous sommes nous retrouvés à subir des moqueries car nous avions bégayé en lisant à voix haute un texte de Victor Hugo ou car nous avions donné la mauvaise réponse à une équation de maths ? Ou encore, est-ce que ça vous est déjà arrivé de changer de look et de recevoir cette petite réflexion d’un collègue disant que vous auriez mieux fait de rester comme vous étiez ?

Mélissa : On a souvent peur de se lancer, de reprendre des études à 40 ans, de changer de cap au cours de nos études, de tenter l’aventure de freelance et puis finalement revenir au salariat. La peur de l’échec et de la réussite peuvent être intimement liées à la peur du jugement.

Le jugement ou les réflexions de notre entourage ou de parfaits inconnus peuvent transformer une expérience en un échec. Nous en venons donc facilement à penser qu’essayer quelque chose de nouveau doit automatiquement se solder par une réussite que ça soit la bonne réponse à une question ou l’approbation de nos proches. Et si tel n’est pas le cas nous associerons alors « changement » et « sortie de zone de confort » à « échec », ce qui nous enfermera encore un peu plus dans l’inertie.

Ce qu’il faut réussir à assimiler, c’est que l’échec n’est pas l’opposé de la réussite, il en fait partie et est nécessaire.

Avez-vous déjà entendu parler de la peur du succès ? (Ce n’est pas un mythe, elle existe…)


La possibilité de réussir, de changer sa vie pour le meilleur et d’assumer les conséquences qui en découlent peut-être effrayante.Alors pourquoi la réussite peut-elle faire peur ? C’est quelque chose de bien après tout... Simplement car c’est également un changement, et aussi positif soit-il, il implique lui aussi de sortir de sa zone de confort et de prendre de nouvelles responsabilités. Alexane : Quand j'ai été mentionnée dans le « New & Noteworthy » d’Apple Podcast, j’ai commencé à paniquer car cela signifiait que plus de gens allaient m’écouter. J’ai donc eu davantage de pression & j’ai eu l’impression que je devais faire face à des responsabilités supplémentaires. Pour moi, j’allais devoir faire attention à ce que je disais car j’étais encore plus susceptible d’être jugée maintenant que le podcast était mit en avant.

Je me suis donc saboté en passant une semaine de remise en question et de doute.

Mélissa : La procrastination peut être une manifestation de la peur de la réussite. (non non ce n’est pas simplement de la flemme…) Il y a encore quelques mois, j’avais pour habitude de (beaucoup) procrastiner et attendre le dernier moment ou laisser passer le bon moment justement.J’étais la pro des « ah mince, c’est trop tard maintenant » avant de comprendre que j’agissais ainsi de manière inconsciente mais dans le but de rester dans ma zone de confort pour n’avoir à faire aucun changement ou bouleversement.


L’autre peur qui peut aller de de paire avec la peur de l’échec, c’est la peur de mal faire et son pendant : le perfectionnisme.

💎La peur de mal faire : le perfectionnisme

Alexane : Personnellement, la peur de mal faire m’a empêché de faire beaucoup de choses dans ma vie et elle a surtout été une source de stress incommensurable. Pour lancer le podcast et être sûre d’être prête, il me fallait : avoir un site internet, une page et un groupe Facebook, un compte Instagram, une newsletter et 4 épisodes lors du lancement et deux d’avance. Heureusement pour moi mon entourage m’a secoué et m’a ramené à la raison.

Ce qui se passait en moi était tout simplement la manifestation de nombreuses de mes peurs. Avec une telle attitude mon projet ne verrait jamais le jour et finirait sur la longue liste des projets inachevés.

Mélissa : Pour moi, la peur de mal faire ne m’empêche pas de faire les choses mais elle me force parfois à passer des heures sur un projet, à relire des tonnes de fois un post ou un article ou encore à solliciter mes proches pour être sûre que mon travail est de qualité. Elle peut me faire perdre du temps et me faire douter de moi alors que je sais pertinemment je suis capable de bien faire.

Vous connaissez la citation : commence avant d’être prêt ? C’est ce que nous avons fait pour nos projets respectifs. Nous avons mis de côté toutes nos exigences pour nous concentrer sur l’essentiel.

La peur de mal faire nous empêche de progresser car elle nous empêche tout simplement de faire et même d’essayer. La vie peut parfois être chaotique, attendre d’être parfait et éviter de faire des erreurs nous empêche tout simplement de vivre.


Pour finir, ce qui nous empêche souvent d’effectuer des changements et de les poursuivre est que nous avons tendance à choisir la satisfaction immédiate et à ne pas être patients.

⚡️La gratification immédiate

Dans nos sociétés de plaisir immédiat et de culture de l’instantané nous sommes plus enclins à choisir quelque chose qui nous fera nous sentir bien rapidement plutôt que de privilégier des petits efforts constants qui pourraient nous permettre d’atteindre une satisfaction plus élevée à long terme. Le changement implique de cultiver la patiente et parfois de renoncer à des options faciles pour emprunter des chemins plus sinueux et moins attractifs. Mais cela ne vaut-il pas le coup pour atteindre nos objectifs ?



Pour résumer, il y a une tonne de raisons pour lesquelles nous restons coincés dans une situation qui ne nous convient pas et pour lesquelles nous sommes réfractaires aux changements. Nous vous conseillons d’identifier la ou les vôtres pour en avoir conscience et ainsi avancer avec elles plutôt que les laisser vous clouer sur place.

Nous avons tous, plus ou moins, été conditionnés à avoir peur de l’échec, de commettre des erreurs, peur d’avoir l’air bête, peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez bien, du qu’en dira-t-on et qu’en pensera-t-on etc etc.

Les peurs et les excuses sont variées mais le résultat est unique : rien ne change !

Alors pour démystifier la chose tout de suite : rien ne précède l’action vers le changement, pas même l’absence de peur, une confiance en soi maximale, le moment parfait, la personne parfaite ni même l’absence de stress..


Ce ne sera jamais le bon moment et la peur ne disparaitra pas par magie juste avant que vous vous lanciez. En revanche, tout ce qui vous retient d’agir aujourd’hui va s’atténuer avec la pratique. L’inertie quant à elle va les renforcer.

🙋🏽‍♀️Alors si comme nous vous vous sentez prêts à sauter le pas et à opérer des petits et très grands changements, nous vous donnons rendez-vous dans le prochain article Oser Rose x Mélissa, nous t’expliquerons comme nous nous y prenons quand on souhaite changer quelque chose dans nos vies.

🎙En attendant vous pouvez retrouver l’intégralité de ce podcast sur en cliquant ici.📷

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